Le Bureau d'études SB2E réalise les études hydrogéologiques règlementaires pour la conception de solutions de traitement des eaux pluviales destinées à vos projets de construction et d'aménagement.
Appelées souvent "solution compensatoire eaux pluviales", ces installations ont pour but de traiter les eaux recueillies par temps de pluie par les surfaces imperméabilisées des projets, telles que toitures, parkings, allées bétonnées.

Etude de sol pour la gestion des eaux de pluie
SB2E réalise l'étude de sol nécessaire à la conception de ces traitements d'eaux de pluie issues des toitures et des eaux de ruissellement provenant des surfaces imperméabilisées au sol. Cette étude hydrogéologique est basées sur des sondages de sol et des fosses pédologiques, réalisés afin de reconnaître la lithologie du sol et de révéler la présence éventuelle de nappe d'eau superficielle. Des essais de perméabilité, tels que le test Porchet ou le test à la fosse sont réalisés afin de mesurer la perméabilité des sols et sous-sols.
Conception du dispositif de traitement des eaux pluviales
A partir des informations recueillies sur le terrain pendant l'étude de sol, SB2E réalise la conception de la solution compensatoire eaux pluviales. Les pentes, perméabilités des sols et des recouvrements, surfaces imperméabilisées et surfaces disponibles, l'existence de réseau pluvial et sa profondeur, sont des éléments essentiels au dimensionnement des dispositifs. Un rapport contenant un cahier des charges détaillé, des plans d'implantation, ainsi que les volumes de collecte, de stockage et de débit de fuite est constitué.
Infiltration des eaux de pluie ou débit régulé ?
La règlementation impose de privilégier l'infiltration dans le sol sur site des eaux pluviales collectées par les surfaces imperméabilisées de la construction. La possibilité d'infiltration est déterminée par la nature du sol. Si la perméabilité du sol est suffisante et qu'il n'existe pas de nappe superficielle dans l'emprise du projet, l'infiltration est possible. Le dispositif de traitement sera alors dimensionné en tenant compte de cette infiltration.
Dans le cas ou le sol ne permet pas l'infiltration des eaux de pluie, il est nécessaire de rejeter les eaux collectées au réseau pluvial, matérialisé par des canalisations souterraines en milieu urbain, ou des fossés ouverts en milieu moins urbanisé. Cependant ce rejet ne peut pas se faire au débit des événements pluvieux naturels, au risque de provoquer un engorgement des réseaux ou leur débordement et dégradation. L'installation d'un ouvrage régulateur limite le débit de rejet maximal, et modifie le dimensionnement de la structure de stockage des eaux de pluie.
Le cadre réglementaire de l'étude de gestion des eaux pluviales
De plus en plus de communes ou de communautés de communes (telles que Bordeaux Métropole, les communes du Bassin d'Arcachon, représentées par le SIBA, les communes de la CALI Libournaise et les communes de Saint-André-de-Cubzac ou de Saint-Loubès), sont attentives au devenir des eaux de toiture ou de parkings issues des nouveaux projets de construction. En effet ces eaux, qui initialement étaient en grande partie infiltrées dans le sol, seront rejetées dans le réseau hydraulique superficiel ou dans le réseau d'eaux pluviales, provoquant des risques d'érosion, d'engorgement ou d'inondation.
La règlementation impose donc de prévoir dès la conception du projet d'infiltrer au maximum ces eaux, et de stocker et réguler le débit des eaux excédentaires. Il est alors nécessaire de faire réaliser une étude hydrogéologique ou étude eaux pluviales par un bureau d'étude afin d'intégrer une Solution Compensatoire Eaux Pluviales au permis de construire, permis d'aménager, ou à la déclaration de travaux.
Dans le cadre de projets d'aménagement situés dans une des 28 communes de Bordeaux Métropole (anciennement Communauté Urbaine de Bordeaux CUB), l'instruction de ce dossier technique est effectué par le service de Bordeaux Métropole. Dans le cadre de projets situés dans une des dix communes situées autour du Bassin d'Arcachon, ce sera le Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon (SIBA) qui instruira les demandes. Pour les 45 communes situées au sud et au nord de Libourne, c'est la CALI (Communauté d'Agglomérations du Libournais) qui s'occupe de l'instruction des dossiers.
En tant que bureau d'étude en hydrogéologie et en environnement, SB2E propose aux architectes et aux maîtres d'œuvre de mener l'étude hydrogéologique basée du des essais de perméabilité sur le terrain (Porchet, Matsuho, essais à la fosse, etc.), afin de déterminer la perméabilité du sol, et de concevoir la Solution Compensatoire Eaux Pluviales qui sera intégrée à votre projet.
1/ cadre réglementaire sur Bordeaux Métropole
La communauté de communes Bordeaux Métropole, qui regroupe aujourd'hui 28 communes (Ambarès-et-Lagrave, Ambès, Artigues-près-Bordeaux, Bassens, Bègles, Blanquefort, Bordeaux, Bouliac, Bruges, Carbon-Blanc, Cenon, Eysines, Floirac, Gradignan, Le Bouscat, Le Haillan, Le Taillan-Médoc, Lormont, Martignas-sur-Jalle, Mérignac, Parempuyre, Pessac, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Louis-de-Montferrand, Saint-Médard-en-Jalles, Saint-Vincent-de-Paul, Talence, Villenave-d'Ornon), a intégré le principe de gestion des eaux pluviales à la parcelle dans son PLU en 2016. Le PLU précise les éléments suivants concernant la gestion des eaux pluviales :
- Seuil d'application : dès que le projet dépasse 100 m² de surface imperméabilisée (bâtiment, terrasse, parking, etc.).
- Infiltration prioritaire : les eaux pluviales de toitures et de surfaces imperméabilisées doivent être infiltrées sur place si la nature du sol le permet.
- Débit de fuite régulé : si l'infiltration totale est impossible ou en cas de rejet vers le réseau public, un système de stockage des eaux pluviales est obligatoire avec un débit de rejet limité (souvent régulé à 3 l/s/ha ou selon les zones spécifiques du PLU).
Le socle technique sur lequel s'appuie la Régie de l'Eau de Bordeaux Métropole est le guide de conception et de réalisation "Les solutions compensatoires d'assainissement pluvial" édité en 2014. Parmi les nombreux éléments contenus dans ce guide, on peut mentionner les suivants :
- les fiches techniques de chaque type de solution compensatoire,
- des précisions sur les contraintes liées à la présence d'une nappe phréatique de surface,
- les distances minimales avec le bâti et les limites de parcelle,
- les types de surfaces concernées,
- la pluie de référence à prendre en compte (précision de la période de retour),
- etc.
Afin de pouvoir constituer un dossier complet, il est nécessaire de joindre la feuille de calcul éditée par Bordeaux Métropole. Cette feuille permet de dimensionner la solution compensatoire. Pour la remplir il est nécessaire de connaitre les surfaces du projet ainsi que leur catégorisation (leur coefficient d'apport) d'une part, et d'autre part la perméabilité du sol mesurée lors d'un essai d'infiltration (type Porchet ou Matsuho par exemple).
L'instruction des dossiers eaux pluviales (permis de construire, permis d'aménager, etc.) est réalisée par le service Eaux Pluviales de la Régie de l'Eau de Bordeaux Métropole. Celui-ci est divisé en quatre secteurs selon le regroupement de communes suivant :
- Bordeaux,
- Secteur Ouest : Blanquefort, Le Bouscat, Bruges, Eysines, Le Haillan, Martignas-sur-Jalle, Mérignac, Parempuyre, Saint-Aubin-de-Médoc, Saint-Médard-en-Jalles, Le-Taillan-Médoc,
- Secteur Sud : Bègles, Gradignan, Talence, Pessac, Villenave-d'Ornon,
- Secteur Est : Ambarès-et-Lagrave, Ambès, Artigues-près-Bordeaux, Bassens, Bouliac, Carbon-Blanc, Cenon, Floirac, Lormont, Saint-Louis-de-Montferrand, Saint-Vincent-de-Paul.
Notre bureau d'étude spécialisé eaux pluviales accompagne les architectes, les maîtres d'oeuvre, les aménageurs... dans la mise à place de la gestion des eaux pluviales pour les projets de constructions neuves ou d'agrandissement. Notre bureau s'adapte aux contraintes et aux délais lié au dépôt de permis de construire. Contactez-nous pour obtenir un devis et une intervention rapide sur la métropole bordelaise.
2/ La CALI : cadre réglementaire de l'étude de gestion des eaux pluviales
Sur le territoire de la Communauté d'agglomération du Libournais, la CALI, la gestion des eaux pluviales urbaines obéit à un cadre réglementaire précis que tout porteur de projet doit connaître. Cet établissement public de coopération intercommunale, créé en janvier 2012, regroupe 45 communes de la Gironde, dont Libourne (ville-centre), Coutras, Saint-Denis-de-Pile, Saint-Quentin-de-Baron, Saint-Médard-de-Guizières, Saint-Germain-du-Puch, Saint-Seurin-sur-l'Isle, Izon ou encore Vayres. C'est au 1er janvier 2020 que La CALI a officiellement pris la compétence « gestion des eaux pluviales urbaines » (GEPU), en même temps que les compétences eau potable et assainissement.
Concrètement, cette compétence est pilotée par la Direction Eau, Assainissement et Eaux Pluviales Urbaines de La CALI, qui assure la gestion en régie directe des réseaux pluviaux sur l'ensemble du territoire communautaire, ainsi que le contrôle des installations d'assainissement non collectif via son SPANC. L'agglomération s'est dotée d'un schéma directeur des eaux pluviales urbaines et d'un zonage pluvial, outils qui délimitent les secteurs où l'infiltration et la rétention à la parcelle sont distinguées, et fixent les débits de rejet maximaux autorisés. Ces prescriptions sont complétées par le PLUi du Libournais, qui fait désormais de l'eau un facteur déterminant de l'aménagement et des droits à construire.
Pour les particuliers, maîtres d'œuvre et architectes, plusieurs formalités sont incontournables. Tout projet créant ou aggravant une imperméabilisation doit intégrer un dispositif de gestion des eaux pluviales à la parcelle. Le dossier de permis de construire ou de déclaration préalable doit ainsi comporter :
- un plan de masse distinguant les surfaces perméables et imperméabilisées,
- l'implantation des ouvrages de rétention ou d'infiltration prévus,
- une note de dimensionnement hydraulique.
Si la gestion des eaux pluviales par infiltration est envisagée — solution fréquemment encouragée sur les sols sableux et sablo-graveleux du Libournais —, une étude de sol justifiant de la perméabilité du terrain est exigée. Si l'infiltration n'est pas possible, une demande de raccordement et une autorisation de rejet au réseau public doivent être adressées à la Direction Eau de La CALI. Cette demande doit être justifié par une étude de sol démontrant l'impossibilité d'infiltrer les eaux de pluie (sol imperméable, manque d'espace, contrepente). Pour rappel le rejet des eaux pluviales vers le réseau d'eaux usées est strictement interdit.
Notre bureau d'études, spécialisé en environnement et hydrogéologie, vous accompagne dans ces démarches : réalisation d'études de sol avec essais de perméabilité, dimensionnement des dispositifs d'infiltration et de rétention, et constitution des pièces réglementaires exigées par La CALI. Contactez-nous dès à présent pour obtenir un devis personnalisé et sécuriser votre projet sur le territoire du Libournais.
3/ Le cadre réglementaire appliqué sur le territoire du SIBA (Bassin d'Arcachon)
Autour du Bassin d'Arcachon, la gestion des eaux pluviales urbaines relève du SIBA, le Syndicat Intercommunal du Bassin d'Arcachon, structure historique du territoire créée il y a plus de 50 ans pour préserver l'intégrité du plan d'eau. Le SIBA exerce la compétence « gestion des eaux pluviales urbaines » depuis le 1er janvier 2018 sur les 10 communes riveraines du Bassin — Arcachon, La Teste-de-Buch, Gujan-Mestras, Le Teich, Biganos, Audenge, Lanton, Andernos-les-Bains, Arès et Lège-Cap-Ferret — ainsi que, depuis 2020, sur les communes de Mios et Marcheprime, portant son périmètre à 12 communes.
Spécificité remarquable du territoire : le SIBA impose depuis le début des années 1980, via les PLU de chaque commune, une mesure compensatoire applicable à tout aménagement — chaque aménageur doit stocker puis infiltrer sur sa parcelle l'équivalent de 50 litres par mètre carré imperméabilisé. Ce principe de « ralentir, stocker, infiltrer » a été consolidé par l'approbation du zonage pluvial des 10 communes riveraines en 2019, puis par celui de Mios et Marcheprime en avril 2024. Le réseau pluvial du Bassin, de type séparatif, est géré directement par le pôle gestion des eaux pluviales du SIBA (entretien des fossés et crastes, curage, bassins d'infiltration), avec une exploitation des ouvrages assurée par la société ELOA sur les 10 communes riveraines et par Suez Eau France sur Mios et Marcheprime.
Concrètement, les particuliers, maîtres d'œuvre et architectes doivent intégrer ces exigences dès la conception de leur projet. Le dossier de permis de construire ou d'aménager doit comporter un plan détaillé et une note de calcul des ouvrages destinés à stocker puis infiltrer sur la parcelle les eaux de pluie issues des surfaces imperméabilisées (toitures, voiries, parkings), dimensionnés pour la pluie de 50 L/m². Si l'infiltration est privilégiée — la solution de référence sur les sols sableux du Bassin —, une étude de sol justifiant de la perméabilité du terrain est indispensable pour en garantir la faisabilité. Si l'infiltration est prouvée impossible par l'étude de sol, par exemple en raison d'une nappe phréatique de surface pouvant remonter trop haut, une demande de raccordement au réseau pluvial doit systématiquement être adressée au SIBA. Dans tous les cas, le plan d'exécution des ouvrages doit être transmis pour approbation avant travaux, et les plans de récolement fournis à l'issue du chantier. Pour rappel le rejet d'eaux pluviales vers le réseau d'eaux usées est bien entendu proscrit.
Notre bureau d'études, spécialisé en environnement et hydrogéologie, vous accompagne sur l'ensemble du Bassin d'Arcachon : études de sol avec essais de perméabilité (type Müntz ou porchettes), dimensionnement des ouvrages d'infiltration et de rétention conformes à la règle des 50 L/m², et constitution des pièces exigées par le SIBA. Contactez-nous dès à présent pour obtenir un devis personnalisé et sécuriser votre projet autour du Bassin.
4/ Le cadre réglementaire ailleurs en Gironde
Au-delà de Bordeaux Métropole, du SIBA et de la CALI, d'autres territoires girondins se sont dotés d'un cadre réglementaire encadrant la gestion des eaux pluviales, avec un objectif premier : la prévention des inondations et la préservation de la ressource en eau. Chaque surface imperméabilisée — toiture, terrasse, allée carrossable — supprime la capacité naturelle du sol à absorber la pluie et accélère le ruissellement vers l'aval, aggravant le risque de débordement des réseaux et de crues éclair, particulièrement important sur les sols de la Gironde. L'imperméabilisation des sols diminue également la recharge des nappes phréatiques en eau de pluie en coupant l'apport venu de la surface. Face à ces enjeux, un outil de planification gagne du terrain auprès des collectivités : le schéma directeur de gestion des eaux pluviales (SDGEP). Ce document analyse le fonctionnement hydraulique du territoire bassin versant par bassin versant, identifie les secteurs sensibles au risque d'inondation et fixe les prescriptions applicables aux futurs aménagements — priorité à l'infiltration à la parcelle, volumes de rétention, limitation des débits de fuite. À l'initiative du Département de la Gironde, qui subventionne ces études SDGEP à hauteur de 40 %, de plus en plus de communes de la couronne bordelaise s'en dotent.
C'est le cas des communes bordelaises suivantes :
- La Brède, dans la communauté de communes de Montesquieu. La commune a annexé son schéma directeur de gestion des eaux pluviales au Plan Local d'Urbanisme et publié un guide des solutions compensatoires. Ces documents donnent la priorité à l'infiltration des eaux pluviales sur le terrain d'assiette du projet, et, à défaut, à la régulation du débit de fuite à 3 litres par seconde et par hectare — soit le standard appliqué sur la métropole voisine.
- Canéjan, dans la communauté de communes Jalle-Eau-Bourde, a engagé la même démarche dans le cadre de la révision de son PLU : son schéma directeur, soumis à enquête publique en 2020, détaille les aménagements à prévoir sur les 22 bassins versants identifiés et s'accompagne d'un plan de zonage pluvial et d'un règlement visant à protéger la qualité de l'Eau Bourde, principal récepteur des eaux pluviales.
- À Saint-Morillon, la commune a couplé son schéma directeur et son zonage d'assainissement pluvial lors de la révision de son document d'urbanisme.
- D'autres communes suivent la même voie : à Croignon, l'instauration d'un schéma des eaux pluviales est prévue à moyen terme.
Enfin, nombreuses sont les communes ou communautés de communes qui imposent, via leur PLU, de donner la priorité à l'infiltration des eaux de pluies collectées par les surfaces imperméables d'un projet, ou à défaut de les réguler avant rejet dans le réseau d'eaux pluviales. Le principe du « zéro rejet » ou du rejet fortement régulé (souvent limité à 3 l/s/ha) est inscrit dans les règlements de zones de la quasi-totalité des intercommunalités du département. On peut citer en exemple les communes de Saint-André-de-Cubzac, Saint-Loubès, Martillac, Yvrac, la CC du Réolais, les communes du Blayais Estuaire, et tant d'autres.
Pour les particuliers, maîtres d'œuvre et architectes, ces documents ont une conséquence directe : en zone urbanisée ou urbanisable, le dépôt d'un permis de construire ou d'une déclaration préalable impose de plus en plus fréquemment une étude de sol justifiant de la perméabilité du terrain, une note de calcul hydraulique, et une conception d'ouvrage détaillant le dimensionnement d'ouvrages d'infiltration ou de rétention conformes aux prescriptions locales.
Notre bureau d'études, spécialisé en environnement et hydrogéologie, réalise ces études de sol avec essais de perméabilité et détaille la conception de solutions conformes au schéma directeur de votre commune. Contactez-nous dès à présent pour obtenir un devis gratuit et une intervention rapide.